Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

(Oka) Plusieurs agriculteurs du Québec pourraient perdre leur récolte d’ici deux semaines en raison de la sécheresse si le beau temps persiste. Leurs étangs d’eau sont presque à sec.

Pascal Lecault de Vegibec à Oka doit dépenser des fortunes pour gagner du temps en attendant la pluie. 10% de son personnel est occupé à installer 4,5 kilomètres de tuyaux d’irrigation pour éviter de perdre sa récolte.

« Les raccords de tuyaux viennent de où? De l’état de Washington? Ok, fais les venir en avion le plus vite possible, je vais payer ce que ça va coûter. Je n’ai pas le choix. Mais ça me les prend le plus vite possible », dit-il à son fournisseur d’équipements d’irrigation pendant qu’il fait visiter ses terres au Journal.

Les employés travaillent jour et nuit pour installer l’irrigation en urgence mais le fournisseur de pièces a des délais de trois à quatre semaines sur plusieurs pièces tel que les raccords de tuyaux. / Photo: Stéphane Sinclair

M. Lecault explique qu’il va tout perdre sur ses 1200 acres de terre d’ici deux semaines s’il ne pleut pas. Il n’est pas très optimiste. « Vous avez vu la météo pour les prochaines deux semaines? Il ne devrait pas y avoir de pluie. C’est cool pour le monde en vacances, mais vraiment pas pour nous », dit-il d’un ton inquiet.

Gagner du temps

Il affirme être quand même chanceux puisqu’il a les moyens d’investir en irrigation pour contrecarrer temporairement dame nature. Ce n’est pas le cas pour tous.

Les employés de Pascal Lecault sont exténués. / Photo Stéphane Sinclair

« J’ai demandé à deux Mowhaks de Kanesatake si je pouvais passer des tuyaux d’irrigation sur leur terrain pour puiser l’eau du lac des Deux-Montagnes. Ils ne m’ont rien demandé en échange mais je leur ai donné 1000$ chacun », explique l’homme qui lutte contre la nature.

Toutefois pour lui l’inévitable est proche. « Le niveau du lac est bas. Si il commence à manquer d’eau sur la rivière des Mille-Îles, on aura plus le droit de pomper en amont », lance-t-il d’un aire inquiet. Dans ce cas, la priorité ira à la population de Laval et des Basses-Laurentides (près d’un demi-million de personnes) qui dépend de la rivière des Mille-Îles dans leur vie quotidienne.

Manuel Sian Choc a travaillé toute la nuit pour préparer cette pompe achetée en urgence. Il doit l’installer avant de pouvoir prendre un peu de repos. / Photo: Stéphane Sinclair

Guerre de l’eau

Pascal Lecault affirme avoir livré la « guerre » de l’eau avec un agriculteur voisin le matin de notre visite. « C’est à celui qui pompe l’eau le plus vite qui gagne » dit-il.

Cependant, ils s’entraident aussi. « Moi je peux aller pomper dans le lac, pas lui. Là je suis en train de lui redonner de l’eau et il va pouvoir en avoir plus dès que je serai en mesure de pomper dans le lac », lance-t-il.

Ce dernier croit que le gouvernement devrait aider les agriculteurs dans ces conditions.

« J’ai déjà perdu 40 000 choux-fleurs et le pire est à venir. Le gouvernement aide Bombardier avec des milliards, il pourrait nous aider aussi », conclut-il.

Il ne dort que deux heures par jour depuis cinq jours pour superviser l’installation de conduites d’eau en urgence. / Photo: Stéphane Sinclair

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.
Coupon Rabais
Partagez

Un commentaire

  1. Pingback: Sécheresse: même le bétail sera impacté

Commentez