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(Saint-Eustache) Pour la première fois cet été, le Service de police de la Ville de Saint-Eustache a désigné trois policiers afin qu’ils sillonnent les rues de la Ville à vélo, une initiative qui permet aux agents de se rapprocher des citoyens.

L’année dernière les citoyens ont été nombreux à se plaindre de la présence de jeunes qui étaient bruyants tard le soir dans les parcs de la Ville. Des méfaits, des incivilités, de la consommation de drogue et du flânage étaient rapportés aux policiers.

« Ces parcs-là sont localisés dans des quartiers résidentiels alors ça ajoute à la problématique parce que les citoyens entendent crier le soir, ils entendent de la musique forte alors les plaintes étaient vraiment récurrentes et pour nous c’était plus compliqué de se rendre là en voiture, ils nous voyaient arriver 300 mètres à l’avance », raconte l’agente Émilie Dallain.

Une solution qui fonctionne

La solution a été de mettre sur la route des policiers à vélo qui peuvent patrouiller aisément dans les parcs problématiques. Leur objectif principal n’est toutefois pas la répression. Ils ont le mandat de faire de la sensibilisation et de se rapprocher des citoyens.

« C’est sûr que pour une infraction qui est récurrente et qu’on a déjà donné un avertissement, on est quand même des policiers et on va sévir, mais notre mandat c’est de se rapprocher de la population », ajoute Mme Dallain.

Leur simple présence dans les parcs a suffi à régler le problème. Après deux semaines de patrouille, le nombre de plaintes pour ce type de délits a considérablement baissé pour devenir presque anecdotique.

À vélo par choix

Contrairement à ce que plusieurs citoyens peuvent penser, les policiers à vélo ne sont pas des cadets ou les plus jeunes du service à qui on impose cette affectation. Carl Taillefer, Émilie Dallain et Guillaume Sévigny chevauchent leur vélo parce qu’ils le veulent bien.

« On a postulé sur le poste de patrouilleur à vélo, on a passé l’entrevue et suivi une formation mais on est là par choix », explique l’agent Guillaume Sévigny.

Certes, les trois policiers à vélo du Service de police de Saint-Eustache sont dans la jeune vingtaine, mais un policier d’un âge plus avancé aurait pu postuler également.

« Faut quand même être un peu en forme, il faut passer 8 heures sur le vélo et les horaires comprennent beaucoup de soir alors ceux qui ont des familles, c’est plus compliqué de concilier famille-travail alors je pense que c’est pour ça que les postes ont attiré plus les jeunes », ajoute Carl Taillefer.

Changements dans les rapports citoyens-policiers

Les citoyens semblent plus enclins à discuter avec des policiers à vélo, d’autant plus que ces derniers sont invités à participer à plusieurs événements festifs.

« On est sollicité pour participer à des événements le fun, comme la Saint-Jean ou  la fête de la famille, mais ce que j’adore c’est que ça me permet de faire du sport, de bouger et de parler aux gens », lance Mme. Dallain, au sujet des aspects de ses nouvelles fonctions qu’elle affectionne particulièrement.

« Pour moi c’est le contact avec les citoyens, de pouvoir jaser au monde et le côté positif parce que les gens sont contents de venir nous voir on est plus souvent accueilli avec un sourire qu’avec un doigt d’honneur », conclut M. Taillefer en riant.

Photo: Dave Parent

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