Difficile d’obtenir des services pour les enfants autistes

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(Sainte-Marthe-sur-le-Lac) Les parents d’enfants autistes de moins de 5 ans feraient mieux de choisir une autre région que les Laurentides pour y éduquer leurs enfants parce que les services qui y sont offerts ne sont pas à la hauteur des autres régions du Québec. 

Karine Landry et Alex Lacasse sont parents de deux enfants dont le plus jeune, Félix, est autiste. Obtenir des services pour des enfants autistes en âge préscolaire représente tout un défi.

Le système de santé public refuse de diagnostiquer l’autisme chez des enfants de moins de deux ans. La liste d’attente pour obtenir un diagnostic est de plusieurs mois et quand les parents ont enfin le diagnostic en main, l’enfant est très souvent âgé de plus de 3 ans. Par la suite, ils doivent patienter encore longtemps avant d’obtenir les services.

Les plus chanceux obtiennent quelques mois de service avant l’entrée en maternelle.

« Nous on est allé au privé alors on a eu son diagnostic quand Félix avait 3 ans. Après on a inscrit notre fils pour avoir les services et cela a pris 1 an et demi avant de les avoir et en bout de ligne on a eu 9 mois de service », raconte Karine Landry qui réside à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Autre cas, même résultat

Mélissa Garceau, de Blainville, vit la même situation avec son fils qui débutera la maternelle. Après s’être battue bec et ongle pour obtenir plus de service on laisse son enfant aux bons soins du système scolaire.

« Mon fils a des services en réadaptation et tout ça prend fin en septembre parce qu’il commence l’école, mais mon fils est autiste sévère, et à l’école ils n’ont pas d’orthophoniste, ils n’ont pas d’ergothérapeute », déplore Mme Garceau.

Confirmation du CISSS

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides est incapable de comparer son financement pour l’aide aux enfants autistes avec celui des autres régions, « Le financement est accordé par le ministère en fonction des besoins », explique-t-on. On confirme toutefois qu’il y a de longues listes d’attente.

« Il y a en moyenne 7,5 mois d’attente avant d’avoir les premiers services diagnostics. On est conscient que ce n’est pas l’idéal mais on travaille à améliorer ce délai-là. On l’a déjà amélioré il était plus important il n’y a pas si longtemps », explique Myriam Sabourin agente d’information au CISSS des Laurentides.

En décembre 2016, la Coalition Avenir Québec (CAQ) révélait que les Laurentides arrivaient au deuxième rang des régions les plus sous financées en santé derrière la Montérégie. Le CISSS ne réfute pas ces chiffres mais croit que la situation tend à s’améliorer.

« Effectivement la région des Laurentides est sous-financée sur tous les plans pour l’ensemble des services que ce soit en santé physique, déficience intellectuelle, autisme etc, mais depuis les deux dernières années, le ministère est très à l’écoute de nos besoins », conclut Mme Sabourin.

Inégalités de financement en santé entre les régions du Québec
Régions Montant

(mars 2014)

Montant

(mars 2016)

Variation
Montérégie -97,9 M$ -131,4 M$ + 33,5 M$
Laurentides -39,6 M$ -56,6 M$ + 17 M$
Laval -18,2 M$ -34,7 M$ + 16,5 M$
Lanaudière -23,3 M$ -30,3 M$ + 7 M$
Mauricie–Centre-du-Québec -27,1 M$ -22,4 M$ -4,7 M$
Estrie -28,2 M$ -20 M$ -8,2 M$
Outaouais -4 M$ -15,2 M$ +11,2 M$
Chaudière-Appalaches -8,4 M$ -8,3 M$ 0,1 M$
ENSEMBLE DU QUÉBEC -247,1 M$ -319,3 M$ +72,2 M$

*Source: Coalition Avenir Québec

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