Une grève de la faim pour aider ses beaux-parents sinistrés depuis avril

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(Saint-André-d’Argenteuil) Un homme de Saint-André-d’Argenteuil fait la grève de la faim à l’intérieur de la maison sinistrée et insalubre de ses beaux-parents afin que Québec débourse les sommes promises aux sinistrés des inondations du printemps dernier, avant la fin des travaux.

Alexandre Casavant en avait assez de voir ses beaux-parents se morfondre en attendant une aide financière qui tarde à arriver.  Il a donc décidé de faire une grève de la faim.

Installé sur un lit de camp, dans la maison complètement dépouillée de ses murs, de ses planchers et de son isolation, il alerte l’opinion publique à l’aide de vidéos partagées sur les réseaux sociaux. Ses deux vidéos ont été vues par 110 000 internautes.

« Je bois de l’eau c’est sûr, je ne suis pas sans-dessin, mais oui j’ai faim et j’ai hâte que ça se règle », dit-il

Les champignons et la moisissure ont eu raison des murs, du plancher et du plafond.

Il a passé quatre jours et trois nuits (depuis le 26 janvier) au froid dans cette résidence de la Terrasse Robitaille à Saint-André-d’Argenteuil. Une chaufferette et un poêle à bois lui permettent de garder un peu de chaleur mais comme la maison n’est plus isolée, le froid y est tout de même mordant.

« Je fais ça pour mes beaux-parents, pour que ça bouge et je ne bougerai pas d’ici tant qu’on n’aura pas une réponse. En attendant je fais des travaux dans la maison », ajoute l’homme de 36 ans.

Printemps 2017

Le calvaire des beaux-parents a débuté lors des inondations du printemps 2017. L’eau a envahi la maison et quand la situation s’est résorbée la moisissure et les champignons avaient attaqué l’ensemble de la demeure.

« Depuis le 21 avril dernier j’ai quitté ma maison alors qu’il y avait 46 pouces d’eau dans ma cour, j’ai vécu dans ma roulotte jusqu’au 18 novembre. Là je loue une maison en plus de payer mon hypothèque », explique Anne-Marie Forget, copropriétaire de la résidence et belle-mère d’Alexandre Casavant.

Travaux d’urgence puis plus rien

Les propriétaires ont quand même reçu un important montant pour l’immunisation de la propriété, des travaux d’urgence qui consistent à soulever la maison de trois pieds afin d’éviter qu’elle soit touchée à nouveau par d’éventuelles inondations.

La résidence a été levée de trois pieds afin d’éviter qu’elle soit à nouveau inondée.

Mais depuis ces travaux, les autres sommes prévues pour reconstruire ne sont jamais entrées. Le problème c’est que le ministère demande que les travaux soient terminés avant d’envoyer la totalité de l’argent.

« Je ne suis pas fortuné, j’ai des parents modestes, mon mari et moi vivons modestement, on a des jobs ordinaires, alors on n’a pas les moyens d’avancer l’argent », ajoute Mme Forget.

Les contracteurs ne se bousculent pas non plus aux portes pour obtenir les contrats. Eux non plus ne veulent pas avancer l’argent des travaux sans savoir quand ils seront payés.

« Il faut que j’en fasse en sapristi des téléphones pour avoir quelqu’un qui veut faire une simple soumissions », déplore Mme Forget.

Anne-Marie Forget et son gendre Alexandre sur le lit de camp qu’il occupe pendant sa grève de la faim.

Le ministère de la Sécurité publique n’a pas retourné nos appels, mais le député libéral d’Argenteuil, Yves St-Denis affirme qu’il suit tous les dossiers de sa circonscription de près.

« Ça va pas assez vite à mon goût. Il y a beaucoup de sinistrés, ça prend du temps mais je travaille fort pour faire avancer les choses, n’oublions pas que ces inondations c’est du jamais vu au Québec », conclut-il.

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