Ses jours sont comptés: une opération d’urgence qui arrive tard

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(Saint-Eustache) Un homme souffrant d’un cancer à un stade avancé avait besoin d’une opération d’urgence pour espérer prolonger sa vie de plusieurs mois, mais le système de santé était incapable de lui trouver une place en chirurgie… jusqu’à aujourd’hui.

Jean-Guy Savoie a un cancer de l’œsophage. Le diagnostic est tombé le 14 février dernier, le médecin a été clair, sans chimiothérapie il lui reste six mois à vivre. En raison de son cancer, le résident de Bois-des-Filion est incapable de se nourrir, il est donc trop faible pour subir des traitements de chimiothérapie.

« Depuis janvier je ne mange presque plus et dans la dernière semaine rien du tout. Le soluté me garde hydraté mais je n’arrive plus à avaler », explique M. Savoie.

La solution est une opération d’urgence à l’œsophage qui lui permettrait de se nourrir normalement, prendre des forces et ensuite débuter la chimiothérapie.

 « Mon père n’est pas en train de mourir du cancer, il est en train de mourir de faim », ajoute sa fille Jennyfer Racicot, qui voit son père dépérir jour après jour depuis une semaine.

Rendez-vous obtenu

Alors que monjournal.ca enquêtait sur le cas de M. Savoie, ce dernier a finalement obtenu un rendez-vous. L’opération aura lieu vendredi matin au CHUM.

Même s’il se dit heureux de voir son dossier débloquer, M. Savoie demeure amère face au processus médical dans son ensemble. Quand il a passé ses tests qui confirmeront le diagnostic de cancer, il a attendu quatre heures à l’hôpital avant d’apprendre la mauvaise nouvelle en lisant son dossier médical laissé près de lui.

« Quand tu viens d’apprendre que t’as le cancer et que tu vas mourir la moindre des choses c’est de prendre en charge la personne et ne pas la laisser attendre », lance M. Savoie.

Faux espoirs

L’hôpital Saint-Eustache où repose l’homme de 61 ans depuis près d’une semaine, lui a annoncé mardi dernier (6 mars) qu’il allait subir l’intervention tant attendue à l’œsophage le lendemain. Quelques heures plus tard on lui a dit qu’il s’agissait d’une erreur, l’hôpital l’a confondu avec un autre patient.

« Des fois tu penses qu’il y a une petite lueur d’espoir et paf, on te l’enlève. Cela l’a démoli, il voulait abandonner et partir, il était tanné de souffrir », explique sa fille.

« Je prends très bien le verdict, partir, mourir je le prends très bien, mais me laisser poireauter à l’hôpital et me laisser pourrir ici, ça je le prends pas. C’est l’attente qui tue », dit M. Savoie, qui tient à ajouter que le personnel de l’hôpital a été extraordinaire avec lui, c’est le système et le manque de ressources qu’il veut dénoncer.

Délai normal

La direction de l’hôpital Saint-Eustache était bien au fait des récriminations de M. Savoie et elle a rencontré le patient dans le but d’améliorer la procédure. L’hôpital estime par ailleurs que le délai pour obtenir un rendez-vous au CHUM pour l’opération n’était pas déraisonnable.

« Ce n’est pas un délai qui est anormal, il y a toujours une priorisation en fonction de l’état de santé de chaque patient. Il y a des patients qui ont une condition où le délai doit être de 24 à 48 heures mais quand on n’est pas dans une situation aussi criante le délai peut prendre quelques jours mais généralement ça ne traîne pas », explique Myriam Sabourin, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides.

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Un commentaire

  1. Tout de même assez déroutant de voir qu’avant que Monsieur Savoie fasse appel aux médias il n’y avait pas de place pour lui donner rendez vous!!! Et comme par magie une place se libère dans l’horaire….AH BIN ! ?!? Pourquoi faut-il toujours en venir là pour que ça bouge ??? Ce n’est pas la première fois que l’on voit un dossier urgent débloquer suite à l’intervention des médias.

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