Le calvaire d’une famille de sinistrés sept mois plus tard

0
Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

(Deux-Montagnes) Après sept mois d’attente, de stress, d’anxiété et de conditions de vie difficiles, une famille reçoit enfin une partie de l’argent promis par le gouvernement.

En mai dernier, Anne-Marie Caron, Mathieu-Paul Le Clerc et leurs filles ne s’attendaient pas à devoir traverser une épreuve aussi difficile. Leur vie a basculé quand ils se sont réveillés dans l’eau provenant de la rivière et des égouts.

« C’était vraiment incroyable. On n’en croyait pas nos yeux », affirme Anne-Marie.

La famille s’est réfugiée chez un ami à Deux-Montagnes qui lui par chance n’était pas affecté. C’est le début d’un véritable calvaire pour les parents et les trois enfants à un point où le combat avec le gouvernement sera une épreuve tout aussi marquante que le sinistre.

La petite Rosalie Le Clerc sourit pour la caméra après avoir pleuré à chaude larme en regardant sa chambre se faire détruire. Photo: courtoisie

La maison qui rend fou

Dans les derniers mois, Anne-Marie Caron estime avoir surmonté l’une des célèbres épreuves des 12 travaux d’Astérix: la maison qui rend fou.

« Pour avoir votre chèque, ça prend le formulaire B-24. Pour avoir le formulaire B-24, il vous faut le formulaire orange », explique-t-elle en riant de découragement.

Alors qu’ils habitaient dans le sous-sol d’un ami au mois de juillet dernier, le ministère de la Sécurité publique leur avait promis un chèque. « Votre chèque s’en vient », aurait dit Aurore Tchotch du ministère.

Taux d’intérêt en hausse

Entre temps, de juillet à décembre, ils se sont baladés en montagne russe avec le gouvernement. Par chance, ils ont reçu un petit montant d’argent de leur famille qui leur a permis d’avoir une petite mise de fonds sur une nouvelle maison. Mais ils ont dû payer deux hypothèques en même temps et se trouver de nouveaux meubles.

Leur anxiété était à son comble.  « Nos économies y sont passées. On n’avait pas le choix. Et à partir de janvier, l’une des hypothèques tombait en prêt ouvert à près de 7%. Il fallait régler avant », explique-t-elle.

Pour obtenir une estimation de l’aide, ils devaient attendre le rapport d’évaluation des dommages de la part du ministère. L’inspecteur est passé le premier juin. Ils ont obtenu le fameux rapport  92 jours plus tard et il était bourré d’erreurs.

Pour pouvoir recevoir l’argent, le gouvernement exigeait que leur terrain soit cédé à la Ville d’abord. Ce que la famille a fait. Par la suite, le gouvernement ne pouvait pas avancer dans le dossier tant et aussi longtemps que la maison n’était pas détruite. Mais pour détruire la maison, il fallait l’accord de la banque. À la banque, ont leur dit que pour détruire la maison, il fallait que le gouvernement produise une lettre garantissant l’aide financière accordée,  ce que le gouvernement ne pouvait pas faire sans l’accord de la banque pour la destruction de la maison, un cercle vicieux infernal.

La banque s’en mêle

« Au final, c’est notre Banque qui a expliqué au gouvernement comment faire. Quand la banque s’en est mêlée, ce fut réglé 15 jours plus tard. La banque a délivré son acceptation de la démolition en 24 heures. Ce n’est pas la municipalité, ni la banque qui ont ralenti le processus, c’est le ministère. En plus, cela faisait plusieurs mois que notre assureur privé avait émis le chèque pour sa quotepart. C’est incroyable », ajoute Mme Caron.

De péripéties en péripéties, la famille a finalement reçu une partie de l’argent le premier décembre dernier. Le couple considère qu’affronter le gouvernement aura été tout aussi difficile que d’affronter mère nature.

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.
Coupon Rabais
Partagez

Commentez