L’itinérance en banlieue par grand froid

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(Saint-Eustache) Le froid extrême des derniers jours touche en premier lieu les sans abris et la problématique de l’itinérance n’existe pas qu’à Montréal. Elle existe un peu partout en région et à Saint-Eustache.

André ( Nom fictif ) est un itinérant qui  « habite » dans les Basses-Laurentides au gré des événements de sa vie, du vent, de la température, des possibilités et des ressources disponibles. Né à Saint-Eustache, il y a 27 ans, ce dernier a quitté le nid familial  vers l’âge de 16 ans et s’est baladé entre la rue, les refuges, des loyers et même la prison en un peu plus de 10 ans.

« J’ai quitté parce que ça n’allait pas avec mon père.  Après, j’ai aussi eu des problèmes de consommation d’alcool et de drogue. J’ai aussi fait de la prison pour un crime et pour ne pas avoir payé une contravention », dit-il

Contravention de 4800$ pour mendicité

Celui qui a fait plus de deux mois de prison pour ne pas avoir payé une contravention de 4800$ donné à Saint-Jérôme pour mendicité sur la voie publique se dit chanceux de pouvoir compter sur l’Accueil communautaire ACJ+, un organisme de Saint-Eustache qui accueille les sans abris de 12 ans à « 77 ans. »

André est bien heureux d’y être accepté par cette température extrême. Il s’y sent chez lui puisqu’il a vécu dans presque tous les centres liés à cet organisme de Saint-Eustache.

Il a fait le centre réservé aux 12 à 17 ans, le Préfix, l’Accueil communautaire pour les 16 à 25 ans et le répit de jour et de soir (chambrée par jour) pour les 18 ans et plus. Le répit leur permet d’y dormir et de profiter des services offerts de jour. Il peut y manger, prendre une douche, laver son linge et obtenir des conseils, du support des intervenantes sociales et surtout ces jours-ci, de la chaleur.

« Tu sais, les intervenantes interviennent ici » lance t-il pour taquiner Marie-Claude Renaud, directrice de l’Accueil communautaire ACJ+, M. Marie-Claude Renaud.

Vivre de la quête dans les Laurentides

« Le plus difficile dans la rue, sur l’asphalte, c’est de ne pas manger et de voir le monde ordinaire passer et repasser devant soi comme si on n’existait pas », explique t-il.

En dehors des refuges, pour manger, il doit quêter. Il connait plusieurs endroits ou la quête est plus facile. « Mon record, c’est devant la SAQ à Lorraine un 23 décembre, j’ai ramassé 276$ en six heures » lance t-il avec fierté. Mais dans la majorité des cas, c’est une belle journée s’il va chercher 40 ou 50$ lors d’une journée complète.

Comme les ressources sont parfois limitées, André doit se balader entre l’accueil Fleur de Macadam, situé près de la gare à Saint-Jérôme, L’aviron situé à Pont-Viau à Laval ou l’Escale situé sur le boulevard des Seigneurs à Terrebonne. Fort heureusement, Marie-Claude Renaud a créé un projet pilote de transport entre le refuges il y a un an. Un service bien utile pour les itinérants.

« Pas facile l’asphalte »

André nous a accompagné en voiture pour nous montrer les deux principaux boisés de Saint-Eustache où les sans abris dorment sous leur tente lorsque la température le permet. En route, il nous a confié.

« Je ne veux pas passer ma vie ici. Je veux me trouver une place, avoir une femme, des enfants, un boulot, avoir une vraie vie. C’est pas facile l’asphalte. Tu sais, moi aussi j’ai quelques talents », a t-il dit.

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