Nouvelles mesures pour les futurs sinistrés : un pas dans la bonne direction mais…

1
Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

(Basses-Laurentides) Le nouveau plan d’action mis de l’avant par le ministre de la sécurité publique Martin Coiteux pour faire face plus efficacement aux inondations à venir ne fait pas l’unanimité dans les Basses-Laurentides.

Le gouvernement provincial débloque ainsi 50 millions de dollars pour financer 24 mesures visant à rendre la lutte aux inondations plus efficace.

Parmi ces mesures, toutes les villes devront se doter d’un plan d’urgence d’ici deux ans et elles seront aidées par Québec pour y parvenir (20 millions $). Seule 30% des villes ont déjà un plan d’urgence.

Aussi, en cas de sinistre, les villes pourront elles-mêmes gérer en partie ou en totalité les programmes d’aide financière afin de faciliter l’accès aux fonds.

La ville de Rosemère avait déjà l’intention d’adopter une plan d’urgence par secteur, l’annonce de ce matin arrive donc à point.

« Le programme de M. Coiteux on le regarde avec beaucoup d’enthousiasme. J’espère toutefois que ce plan permettra aussi de simplifier la vie des sinistrés dans leurs demandes d’aide financière », dit Eric Westram maire de Rosemère.

Rien pour le printemps 2017

Si l’ensemble des députés et politiciens de la région estiment qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, plusieurs déplorent le fait qu’il n’y ait rien dans ce plan pour ceux et celles qui n’ont toujours pas reçu toutes les sommes promises au lendemain des inondations du printemps 2017.

« Ce plan d’action est rempli de belles intentions, mais rien ne garantit aux citoyens un traitement des dossiers plus rapides et une bureaucratie plus humaine. Les sinistrés devront encore prendre leur mal en patience », lance Sylvie D’Amours, députée de Mirabel, responsable pour la CAQ du dossier des inondations printanières.

Son de cloche similaire chez plusieurs sinistrés. L’un des fondateurs de la page Facebook Les Sinistrés des inondations du printemps 2017 : FAUT QUE ÇA BOUGE Steve Beauchamp, écrivait ceci à l’intention du groupe.

« C’est comme si on mettait en place un nouveau programme de santé pour les futurs malades, cependant les gens malades aujourd’hui on s’en occupe plus, restez dans le système qui ne fonctionne pas », dit-il.

Et la digue de Deux-Montagnes?

Le député caquiste de Deux-Montagnes, Benoit Charrette admet volontiers qu’on ne peut pas être opposé à un tel programme qui en principe allégerait le processus menant au dédommagement des sinistrés. Il rappelle toutefois que la municipalité de Deux-Montagnes a présenté une solution permanente afin d’éviter les inondations mais que la réponse de Québec se fait toujours attendre.

« On peut bien nous parler de n’importe quel plan d’aide aux sinistrés pour d’éventuelles inondations, mais nous ce qu’on veut c’est qu’il n’y en ait pas de sinistrés.  À Deux-Montagnes la digue est la meilleure façon d’éviter que les inondations du printemps dernier se reproduisent et l’annonce de ce matin ne va pas dans le sens de prévenir les inondations », estime M. Charrette.

Un peu de Deux-Montagnes dans le programme

La ville de Deux-Montagnes, quant à elle, est tout de même satisfaite du programme d’autant plus que son directeur général, Benoit Ferland, siégeait sur le comité chargé de proposer des solutions au ministère.

« On a apporté plusieurs suggestions et je suis content de voir qu’ils ont retenu la plupart des suggestions notamment celle de confier la gestion du programme des évaluations de maisons et des inspections de maisons aux services municipaux », conclut M. Ferland.

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.
Partagez

Un commentaire

Commentez

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.