Un policier échange 2000 textos avec une prévenue

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(Saint-Jérôme) Un ex-enquêteur de la Régie Intermunicipale de police Thérèse-De Blainville  aurait  entretenu une relation amoureuse avec une femme qu’il avait arrêté pour production de cannabis.

Le procès de Réal Lemay, accusé d’avoir transmis des informations confidentielles, s’est ouvert lundi au palais de justice de Saint-Jérôme.

Les quelques 2000 échanges téléphoniques, majoritairement par SMS entre l’enquêteur Réal Lemay et  Nancy Asselin, entre le mois de juin 2014 et le mois de décembre 2014 sont les principales preuves déposées au dossier. Le sergent détective de 46 ans compte plus de 15 ans de service au sein de la Régie.

500 plants de cannabis

C’est après avoir perquisitionné près de 500 plants de cannabis à la résidence de Mme Asselin à Boisbriand le 28 mais 2014 que l’enquêteur serait entré en contact avec l’accusée.

« Il avait pitié de moi, il voulait m’aider » a-t-elle expliqué à la barre des témoins.

Réal Lemay serait entré en contact avec Mme Asselin après que cette dernière eut expliqué aux enquêteurs les motifs qui l’avaient amené à accepter de transformer son sous-sol en plantation de cannabis. « J’étais dans une situation financière très difficile et on m’avait dit qu’on pouvait m’aider à m’en sortir », raconte Mme Asselin.

Jusqu’à 6 fois par jour

Les échanges de SMS se seraient rapidement transformés en rencontres et en offre d’aide directe dans le dossier judiciaire de la femme. « Nous prenions un verre, on écoutait de la musique, on parlait de mon dossier et oui, nous avons eu des rapports sexuels », a-t-elle précisé.

Nancy Asselin, aurait reçu des informations de l’enquêteur Réal Lemay. / Photo: Stéphane Sinclair

Alors qu’il était en service, Il serait allé la voir jusqu’à six fois par jour. Le policier la voyait du lundi au jeudi puisqu’il réservait ses fins de semaine à sa conjointe.

Le sergent détective lui aurait fait parvenir des photos de plusieurs interventions policières.

À l’été 2014, l’enquêteur Lemay lui aurait fait parvenir des photos de l’opération « projet orange » qui visait des trafiquants majeurs de drogue. Le policier lui aurait également envoyé de l’information concernant une enquête sur un agresseur sexuel qui avait fait plusieurs victimes, alors qu’une policière servait d’appât sur les pistes cyclables des Basses-Laurentides.

Photos coquines

Mme Asselin lui aurait aussi fait parvenir des photos d’elle nue dans son bain pendant qu’il était sur une perquisition. Selon elle, ils avaient une attirance physique l’un envers l’autre et de plus, le policier voulait vraiment lui venir en aide.

Le sergent détective Lemay aurait utilisé à la fois son portable personnel et celui fourni par la Régie Intermunicipale de police Thérèse-De Blainville.

Pendant tout ce temps selon le témoin, le policier lui aurait dit cherchait des failles dans son dossier. Il voulait l’aider selon son témoignage.

La relation aurait commencé à se compliquer le 4 septembre 2014 parce que M. Lemay n’était pas émotivement  « totalement » disponible et Nancy Asselin a commencé à fréquenter un autre homme.

Réal Lemay aurait alors laissé un cadeau devant la voiture de Mme Asselin. Ce dernier se serait vanté de l’avoir fait à la « Ninja » puisque ni Mme Asselin et ni son nouvel amant, alors sur le balcon à l’extérieur, n’aurait vu Réal Lemay aller déposer le cadeau devant la voiture.  Lors d’un courriel, Mme Asselin a commencé à croire que le policier avait même enquêté sur son nouvel amant Yann Leroux.

En contre interrogatoire

L’avocate de la défense Me Cynthia Lacombe a tenté de faire la démonstration que toutes les photos ou informations envoyées ne permettaient en aucun cas d’identifier ou de mettre en péril les différentes enquêtes.

Le procès se poursuit mardi.

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