Ruches en milieu urbain: attention disent les apiculteurs

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(Rosemère) Des apiculteurs sonnent l’alarme et dénoncent les personnes qui se lancent dans l’installation de ruches en milieu urbain sans avoir l’expérience ou la formation pour le faire. Selon eux, ces personnes nuisent plus qu’ils n’aident la cause des abeilles.

L’apiculture urbaine est un phénomène qui gagne en popularité depuis quelques années. La ville de Rosemère, à titre d’exemple, aura des ruches cette année et Montréal en compte déjà plusieurs dizaines.

Attention, prévient la fédération des apiculteurs

Loin d’être contre cette idée, la Fédération des apiculteurs du Québec prévient toutefois qu’on ne s’improvise pas apiculteur du jour au lendemain.

« La personne qui veut une ruche doit suivre une formation. Ce n’est pas comme un chat que tu flattes et tout va bien. Il y a des maladies reliées aux abeilles et si la personne n’est pas conscientisée à ces maladies, il y aura une propagation et les autres ruches vont être contaminées », affirme Stéphane Leclerc président de la Fédération.

Aucune règle ne régit l’achat de ruches, il suffit de s’inscrire comme propriétaire d’abeilles et de débourser 20$ par année pour pouvoir s’en procurer, ce qui ne fait pas de vous un spécialiste pour autant.

« Des règles doivent être établies pour assurer un meilleur contrôle et peut-être instaurer des permis pour garantir le respect de ces règles. Il y a beaucoup plus à faire que d’avoir une colonie sur un toit et récolter le miel », ajoute Maxime Circé, Président fondateur de Miel’O’Max Inc.

Maxime Circé, Président fondateur de Miel’O’Max Inc. / Photo: courtoisie.

Des ruches délaissées

La compagnie qui s’occupera des ruches de Rosemère est reconnue dans le milieu de l’apiculture. La compagnie Alvéole de Montréal a déjà dû reprendre des ruches mal en point laissées à l’abandon par des néophytes qui ne savaient plus quoi faire pour sauver les abeilles qui périssaient.

« Souvent se sont des gens qui veulent bien faire, ce n’est pas nécessairement une question d’appât du gain. Ce sont des gens qui n’ont pas la formation nécessaire. C’est sûr qu’il faut faire attention, mais je ne pense pas que ce soit des gens malhonnêtes, ce sont des gens qui manquent d’information et qui manquent d’entraide », explique le co-fondateur d’Alvéole, Alexandre Mclean.

La compagnie Alvéole installe des ruches sur le toit d’un édifice de Montréal. / Photo: courtoisie.

Rosemère

La Ville de Rosemère dit s’être assurée que son projet d’apiculture urbaine sera fait dans les règles de l’art. Elle n’a pas l’intention de laisser ses ruches à elles-mêmes, le projet pilote sera même une occasion d’apprentissage pour les citoyens.

« Il va y avoir de la formation et une forme d’éducation où on va amener les gens à mieux comprendre le rôle de l’abeille dans la flore et la faune », explique le maire Eric Westram.

« Les gens vont pouvoir venir plusieurs fois dans l’année pour voir comment ça se passe dans la ruche et pour voir l’extraction de miel », complète M. Mclean.

Le maire de Rosemère, Eric Westram lors de l’annonce du projet pilote d’apiculture urbaine le 27 mars dernier. / Photo: Dave Parent

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