Services incendie : des erreurs de communication à la centrale d’appels

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(Blainville) De nombreuses erreurs se sont glissées dans les appels d’urgence acheminés aux différents services incendie de la MRC Thérèse-De Blainville depuis cinq mois, soit depuis que ces appels ont été confiés à la Centrale d’appels d’urgence Chaudière-Appalaches (CAUCA).

En septembre 2017, la MRC Thérèse-De Blainville décidait de faire affaires avec la CAUCA pour gérer les appels d’urgence acheminés aux pompiers. C’est la première fois que cette centrale privée se voit aussi confier le mandat de répartir les unités sur les lieux d’incendie.

« On est la première MRC qui fonctionne de même avec eux. La majorité des autres services incendie fonctionne différemment. CAUCA les appelle et leur dit ce qu’il en est et les services incendie décident qui ils vont envoyer sur l’intervention. Nous à la MRC c’est différent », explique Claude Deschuymer, directeur du Service de la sécurité incendie de Blainville.

Adaptation

Or la CAUCA semble avoir besoin d’une période d’adaptation pour bien comprendre et assimiler ces nouvelles responsabilités. Plusieurs problèmes ont été enregistrés par les services incendie depuis septembre.

Même s’il se veut rassurant, le directeur Deschuymer confirme qu’il y a du travail à faire.

Le directeur du Service de la sécurité incendie de Blainville, Claude Deschuymer

« On a déjà eu un début d’incendie où j’avais trois unités qui devaient être réparties initialement et j’en ai eu deux. Quand le chef aux opérations s’est rendu compte qu’il manquait une unité il a avisé CAUCA, l’unité d’une autre ville s’est ajoutée entretemps » raconte le chef pompier.

La CAUCA a également fait des erreurs dans l’incendie du SPA finlandais à Rosemère en janvier dernier. Le service incendie de Blainville assure toutefois que ces erreurs ont été sans conséquence.

Inquiétudes

Le président du Syndicat des pompiers du Québec (SPQ-FTQ), Daniel Pépin se dit inquiet de la situation.

« Si il y a des troubles de communication, ils doivent être réglés dans les plus brefs délais, si on peut sauver une seule vie ce sera déjà beaucoup », lance M. Pépin.

La Ville de Rosemère qui n’a plus de caserne locale et qui est couverte par le Service incendie de Blainville, n’était pas au courant de la situation. Son maire s’est dit lui aussi inquiet.

« Vous venez de me mettre la puce à l’oreille et c’est clair qu’on va investiguer parce qu’on parle de quelque chose qui touche la sécurité publique et ce n’est pas anodin », lance le maire de Rosemère Eric Westram.

La MRC est proactive

Devant ces problèmes, les différents services incendie ont créé un comité auquel participe la CAUCA afin d’identifier et régler les irritants.

« Je ne vous dis pas que c’est parfait, sauf qu’on corrige le tir aussitôt qu’il y a de quoi qui pourrait ne pas nous satisfaire mais c’est rien de majeur », explique Richard Grenier directeur du service incendie de Sainte-Thérèse.

« Des fois c’est des communications, des fois c’est la répartition, des fois c’est la quantité d’unités réparties qui sont pas tout à fait conformes au protocole. Ces ajustements-là on les adresse et on fait en sorte de le démontrer à CAUCA pour que les problèmes puissent être réglés le plus rapidement possible », conclut M. Deschuymer.

La CAUCA a refusé d’accorder une entrevue.

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Un commentaire

  1. Pingback: CAUCA: quand la centrale d’urgence ne répond plus

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