Terrain insalubre à Oka: Pascal Quevillon en a assez

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(Oka) Un citoyen d’Oka dont le terrain est insalubre soulève la colère de ses voisins et de la municipalité. Oka est impuissante parce que le citoyen habite avec une amérindienne et son terrain est considéré comme un territoire autochtone. 

Le maire d’Oka, Pascal Quevillon, a demandé l’intervention du Grand chef Serge Otsi Simon, mais ce dernier refuse de se mêler du dossier pour le moment.

Sylvain Rhéaume joue une véritable partie de bras de fer depuis plus de 13 ans avec toutes les administrations municipales qui ont défilé à Oka, d’Yvan Patry à Pascal Quevillon. Au coeur du problème, la salubrité de ses terrains.

Sur le terrain qu’il occupe présentement, il entrepose des carcasses de voitures, des tracteurs, des matériaux de construction et bien plus. La municipalité ne peut pas faire appliquer la réglementation sur la salubrité puisqu’il s’agit d’un terrain fédéral (territoire autochtone) en plein cœur du village d’Oka.

Le maire d’Oka Pascal Quevillon en a assez.

« On est impuissant. Il existe une cinquantaine de lots de terrains à Oka où la réglementation municipale ne s’applique pas  », dit M. Quevillon.

Il s’agit d’un terrain sur le bord de l’eau sur la rue Saint-Sulpice à côté d’une nouvelle descente de bateaux. C’est l’une des rues les plus prestigieuses d’Oka. De nombreux touristes passent régulièrement à cet endroit

Un récidiviste

En 2005, M. Rhéaume possédait un terrain qui était sous juridiction municipale. La situation était semblable à celle d’aujourd’hui, des détritus et divers objets occupaient l’ensemble du terrain. La Ville l’a obligé à faire le ménage et a pu faire vendre le terrain. Depuis ce temps,  M. Rhéaume rage contre tous les anciens maires d’Oka.

« La municipalité ne nous respecte pas. Ils ont voulu couper des arbres et ils mettent des pancartes sur notre terrain », lance M. Rhéaume.

Ce dernier explique qu’il doit conserver son matériel pour pouvoir cultiver sa terre. Sauf qu’il ne possède aucune terre, mais espère en louer une. Il estime ne pas en avoir les moyens puisque la guerre qui l’a opposé aux différentes administrations lui aurait coûté dans les sept chiffres selon ses dires.

Sylvain Rhéaume entrepose des carcasses de voitures, des tracteurs, des matériaux de construction en dépit de la réglementation municipale sur la salubrité. / Photo: Stéphane Sinclair

M. Rhéaume a fini par vendre son ancien terrain par obligation pour non paiement de taxes municipales. Depuis, il a rencontré une amérindienne et a aménagé avec elle. Comme ses équipements sont désormais sur un terrain fédéral considéré comme un territoire autochtone, la municipalité est impuissante.

La responsabilité du conseil de bande

Du côté d’Ottawa, on explique que c’est le conseil de bande de Kanesatake qui a le pouvoir d’agir.

« Le Conseil des Mohawks de Kanesatake est responsable de l’adoption des règlements administratifs sur son territoire et de l’harmonisation de ceux-ci avec les lois municipales et provinciales », explique Edith Pedneault, porte-parole chez Services aux Autochtones Canada (SAC).

Le Grand chef du Conseil de bande de Kanesatake, Serge Otsi Simon explique que la municipalité ne consulte jamais les mohawks au sujet des projets à Oka comme celui du récent réaménagement de la descente de bateaux. Ce dernier laisse entendre que si la municipalité d’Oka veut la collaboration du conseil de bande, Oka doit aussi collaborer avec le conseil de bande.

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