Vente illégale d’alcool à Kanesatake

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(Kanesatake) Il est toujours possible d’acheter des spiritueux sans passer par une succursale de la SAQ ou un détaillant autorisé. Malgré la loi qui l’interdit, des Mohawks de Kanesatake en font toujours le commerce.

On trouve facilement du rhum, du brandy, de la vodka, de la Sambuca ou encore de l’Amaretto à Kanesatake. « Nous en avons aussi dans le frigidaire et certaines bouteilles ont même des lumières en dessous », explique le commis de Chez Le Roi, un commerce qui vend également des cigarettes.

Le commerçant ne se donne même pas la peine de cacher les produits. On en trouve au comptoir, derrière la caisse près des cigarettes et à l’arrière dans un grand frigo commercial. On pourrait se croire dans une société des Alcools du Québec.

Pas de permis

Aucune permis d’alcool n’était visible dans le commerce de cigarettes tel qu’exigé par la loi. Jointe au téléphone, la porte-parole de la Régie des alcool, des courses et des loteries du Québec (RACLQ) confirme le tout.

« Non, je peux vous dire que nous n’avons pas émis de permis pour ce commerce », a affirmé Joyce Tremblay.

Mme Tremblay explique qu’il faut détenir un permis de vente d’alcool fourni par la RACLQ pour en faire le commerce. Dès lors qu’il n’y a pas de permis, le commerçant se trouve dans l’illégalité et devient la responsabilité de la Sûreté du Québec.

« Il faut qu’il y ait des plaintes et par la suite, nous pouvons nous y rendre et vérifier. Généralement on confisque le tout ou nous allons mettre des scellés pour faire cesser le commerce illicite », explique le Sergent Daniel Thibodeau, du service des communications de la Sûreté du Québec.

Nouveau cru

Les bouteilles répertoriées dans le commerce illégal proviennent des États-Unis, du Canada et de Kahhawake. L’une des bouteilles, un rhum épicé vendu $30 pour une bouteille de 1.75 litre, provient de la distillerie Thompson dans la réserve mohawk près de Salaberry-de-Valleyfield.   Certaines bouteilles produites à Kanhawake ont même des lumières au fond.

Il a été impossible de joindre la distillerie Mohawk Thompson, ni  le grand chef de bande de Kanesatake, Serge Simon. Le conseil de bande de Kanhawake n’a toujours pas répondu à notre demande d’entrevue, mais Joyce Tremblay de la RAJCQ confirme que la distillerie Thompson n’a pas de permis de production.

Des pertes importantes pour le gouvernement

Plusieurs commerçants mohawks vendent des cigarettes et de l’alcool à Kanesatake. En 2010, L’écho de Saint-Eustache avait fait mention de la vente de whisky canadien au Mohawk Gas bar. La bouteille de 1,75 litres se détaillait 35$.

À l’époque, Catherine Poulin, l’attachée de presse du Ministre des Finances et ministre du Revenu avait indiqué que des évaluations préliminaires faisaient état de perte fiscale de 200 millions de dollars pour l’ensemble du territoire pour l’année 2008.

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