Violentes turbulences pour la Série C

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(Washington) Ce n’est rien de moins qu’un camouflet que vient de subir Bombardier de la part du Département du Commerce américain à la suite de la plainte de Boeing. Le gouvernement américain vient de donner raison au géant de l’aéronautique américain et impose des droits compensatoires de 220% pour les appareils de la Série C vendus aux États-Unis.

La décision est tombée peu après 18h30. Ce n’est pas tant la décision préliminaire qui surprend que l’ampleur des droits compensatoires imposés par Washington, soit 220%.  C’est plus que deux fois le prix d’un avion de la Série C. De quoi décourager une grande partie des travailleurs de cette industrie.

Tout le monde s’attendait à décision négative, mais personne ne pouvait prévoir le montant des droits compensatoires qui est près du triple de ce qu’exigeait Boeing. 220% au lieu du 80% demandé par la multinationale de Chicago.

« Les droits suggérés sont absurdes et déconnectés de la réalité du financement des différents programmes d’avions de plusieurs milliards de dollars. Ce résultat démontre ce que nous disons depuis des mois: les lois américaines du commerce n’ont jamais été conçues pour être appliquées de cette manière et Boeing tente d’utiliser un processus biaisé pour étouffer la concurrence et priver les compagnies aériennes américaines et leurs passagers des bénéfices des avions C Séries », affirme la compagnie dans un communiqué.

Pire, selon plus d’une dizaine de sociétés américaines, Bombardier ne joue pas dans les tales de Boeing. C’est donc dire que l’Américaine, n’a aucun produit en danger, ou même en compétition avec la Série C, puisque Boeing ne fabrique aucun avion semblable. La Série C de Bombardier n’a pas d’équivalent et aucun concurrent chez Boeing.

Front commun

La nouvelle a eu l’effet d’une véritable bombe. Mais tant au fédéral qu’au provincial, opposition et gouvernement, tout le monde se range derrière Bombardier et certains promettent, non seulement un bataille épique, mais de gagner la guerre.

Les premiers ministres Philippe Couillard et Justin Trudeau ont haussé le ton et promettent de défendre l’industrie aéronautique au Québec et au Canada.

Presque tous les chefs de l’opposition ont pris la défense de Bombardier dans ce combat digne de David contre Goliath.

« Je suis agréablement surpris de la fermeté avec laquelle Justin Trudeau a dit à Boeing: ” Si vous faites ça pour détruire des emplois au Canada, nous n’allons pas être votre client pour des avions de chasse “. Je salue cette décision-là », a affirmé Jean-François Lisée.

Amir Khadir de Québec Solidaire a été plus critique envers Bombardier.

Il a remis en question les qualités de gestionnaire de Bombardier et de Philippe Couillard. Ce dernier a affirmé: « Je ne suis pas certain que les dirigeants de Bombardier aient toutes les compétences pour faire pression sur les États-Unis. On ne trouve pas le même génie à la direction de la compagnie que sur le plancher des usines. On l’a vu année après année », a-t-il dit.

François Legault en a aussi profité pour reprocher au gouvernement Couillard sa façon d’investir dans la Série C, qui selon lui, est à la base de la plainte de Boeing.
Mais en définitive, tous les représentants de l’opposition semblent avoir priorisé la défense des emplois liés à Bombardier et à la Série C.

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